Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 22:46

Pression brève légère Le verre d’ambre libère
Cent mille gouttelettes d’une brume muette
Et trillent cent invisibles rossignols
Qui m’entrainent dans ta farandole
Prélude nocturne d’une nuit d’occident
Et promesse de matins d’été
Aux odeurs de foin coupé

Le parfum libère le chant de mille alouettes
Qui grisollent tirelirent et turlutent
Et te font fête et annonce ma culbute

De la brume de cristal évanouie
Surgissent mes souvenirs évanescents
Qui me confondent de senteurs d’orient
Et de corolles de nacre et de pourpre épanouies

De l’invisible odorant
Jaillissent myriades d’images frémissantes
De tes lèvres de tes mains et de tes cuisses

Des fragrances libérées renaît l’espérance
Bruissent tes courbes douces et lisses
Enlacés caressées ou visitées
De mes bras de poulpe errant

Du panache des molécules volatiles
Sourd l’enchantement subtil
Des notes tièdes d’un ney d’antan
Qui traversent les moucharabiehs
D’un palais persan abandonné au vent

Musc mandarine vanille
Opoponax jasmin et bergamote
Attisent les flammes de mon esprit
Et battent le briquet de ma mémoire

Ces gouttes qui t’habillent certain soir
Te déshabillent dans l’ambre et la topaze
Et ce soir encor et pour toute une nuit
Escamotent ma jugeote
Chamboulent tous mes savoirs
Font battre mon sang
Et s’étrécir tes dorés iris
A mon regard

Mon odorat frémit à ces senteurs d’apparat
Qui ravivent tes soupirs et ta chaleur
Tes sourires et tes langueurs
Ta flamme et tes ardeurs
Ton amour et ta féminité
Qui m’ont si totalement envouté
Transporté épanoui évanoui
Ces nuits ces jours ces mois et ces années

Epices fatales
Senteurs magiques assemblées
Pour une transe animale
Liquides sonores et colorés
Sucs d’éther opiacé
Vous appelez mes mains et mon sang
La danse de tes courbes laiteuses et femelles
La chaleur de tes seins qui m’ensorcellent
Et les souvenirs de nuits de découverte
Où leurs ondes nacrées sucrées et sacrées
Envoutaient mes sens et mes pensées
Et me menaient à notre perte
Au creux d’une alcôve de passage
Ou dans nos antres familiers

J’aime ce parfum
J’aime ton parfum
Et le désordre de mes sens et de mes pensées
Mâle affolé je ne sais que t’adorer et t’aimer
Rêver et patienter

 

Sentir et ressentir

Aller et venir

Frémir à en mourir

Et

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Par Everes - Publié dans : Lettres à Pandorryana - Communauté : Île des Poètes Immortelles
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  • Les Lettres d'Everes
  • : Le flux de mots est très fort : 15 ans de cancer et la mort à 45 ans. Christine m'a appris l'amour, l'humanité et la volonté de vivre. Écrire m'a permis de garder un équilibre funambule. Une nouvelle vie sans balancier ni clé ni calendrier : je livre ce que j'avais gardé. J'espère. Pandorryana, une lumière, surgit aussi vive qu'inattendue. Quelques mois et ma vie est révisée de fond en comble. Plus que jamais j'aime la vie.
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