Ce jour dont la lumière décroît maintenant fut une journée d’automne remarquable : douceur et presque chaleur, soleil, et nature qui commence à plier bagages avec un mélange de
couleurs éclatantes, d’activités animales estivales, de feuilles et de gros fruits: noix, châtaignes et autres pommes ou poires qui tombent, marque de la saison.
J’ai planté une partie des bulbes récupérés chez le Superpapy décédé cette année et qui ont désormais changé de jardin. Il en reste encore un
bon stock dont je ne sais si j’aurai le temps de les enterrer avant l’arrivée du froid. Du coup j’ai pu aussi boucler la boucle des promesses faites à Christine : une partie de ces bulbes
sont maintenant à l’abri entre son cercueil et le gazon qui le recouvre et pourront au printemps rajouter quelques fleurs sur sa tombe, et lui faire la fête qu’elle avait
souhaitée !
J’ai lors de cette opération rencontré une dame que ma rencontre cisailles à la main a beaucoup intéressée mais aussi manifestement un
peu dépitée. De fait, elle a eu ainsi l’occasion de lever le mystère qui l’intriguait depuis quelques temps : celui de ce gazon cerné de marbre et coupé ras et droit régulièrement comme par
enchantement ; elle pensait que j’utilisais une machine sophistiquée ; « non point, lui ai-je dit, je me transforme juste régulièrement en coiffeur avec mes cisailles, une dosette
d’huile de coude, une autre de patience, mon désir et mon devoir d’être fidèle à Christine en ce modeste entretien et une once de 'j’aime le travail bien fait'. »
Cette visite au cimetière m’a amené à m’interroger sur les dates et ma curiosité pour les nombres m'a appris qu’aujourd’hui, 27,5 mois ou 837
jours s’étaient écoulés depuis un certain 1er juillet et à peine moins depuis un certain autre 9 août…
Tant qu’à parler de nombres ce billet est le 200ème. Le compteur de visites de mon hébergeur s’incrémente régulièrement de
milliers ; finalement le blog poursuit donc sa petite vie pépère et me permet de continuer à vider mon sac sur la toile sans faire de bruit et en retrait des tumultes de mes contemporains
mammifères qui m’effraient, m’indiffèrent, m’agacent, m’émeuvent, me plaisent ou me fascinent et dont les visites parcimonieuses mais régulières me conviennent, sans le fracas vide de relais
effrénés par les outils modernes et sociaux que sont tous ces inquiétants réseaux qui véhiculent autant d’amour et de messages importants que de calomnies et d’injures perfides et
dangereuses.
Cette année la récolte de noix sera remarquable bien que les fruits présentent une bien plus grande hétérogénéité de calibre que les années
précédentes… Le temps ma brave dame, le temps mon bon monsieur ; tout comme ces romarins, forsythias et autres rhododendrons qui ont repris le chemin de la floraison. Si ce ne sont pas des
infos importantes que celles-là !
A bientôt
Actus précédente : Onze / Neuf / Deux Mille Onze & suivante : Visages Roulants
Derniers Commentaires